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Wednesday, April 22, 2015

La maréchale d'Octave Mirbeau




Présentation de l'éditeur

Dans La Maréchale, Mirbeau-Bauquenne met à profit un fait-divers pathétique sur lequel il a enquêté pour le compte du Gaulois et qui lui a permis de découvrir un personnage exceptionnel, shakespearien même, modèle de l’héroïne éponyme : la princesse de la Moskova (1803-1881), fille du banquier Jacques Laffitte. Ce fait-divers est l’occasion rêvée pour montrer que, dans une société mercantile où tout se vend et s’achète, la liberté aussi a un prix, et que, dans un univers où règne la loi du plus fort, l’innocence doit être inéluctablement sacrifiée à l’injustice établie. Sous son masque de respectabilité, le “monde” apparaît de nouveau comme un repaire de débauchés sans scrupules, qui amassent des millions grâce à de louches spéculations et de pendables trafics, et les jettent par la fenêtre dans des activités dérisoires et de coûteuses représentations, où règne l’hypocrisie. La critique sociale est infiniment plus virulente que chez Daudet !

Biographie de l'auteur

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain, critique d’art et journaliste français.

Le livre est disponible ici

Friday, April 3, 2015

Le calvaire de Octave Mirbeau



De 1880 à 1883 Octave Mirbeau a été l’esclave consentant de Judith Vimmer (Juliette Roux, dans le roman), femme de petite vertu et de petite intelligence, futile et infantile, qui lui a fait endurer les pires souffrances. Trois ans plus tard, il publiera Le Calvaire qui suscitera un énorme scandale. 
 
Écrit à la première personne, ce roman-confession est, sous le nom de Jean Mintié, le récit de ses propres turpitudes. C’est un acte d’expiation, mais aussi un acte de libération. 
 
Par ailleurs il dénonce avec virulence les atrocités de l’armée française, s’en prend à l’idée même de la Patrie, démystifie la famille, le plaisir, que, comme Baudelaire, il assimile à un fouet ; l’amour dans Le Calvaire n’est pas « l’amour frisé, pommadé, enrubanné », mais « l’Amour barbouillé de sang, ivre de fange, l’Amour aux fureurs onaniques, l’amour maudit, qui colle sur l’homme sa gueule en forme de ventouse, et lui dessèche les veines, lui pompe les moelles, lui décharne les os. »

Le livre est disponible ici